29 Novembre 2016

Chroniques du livre dans Le Monde et les Echos

Vincent Giret et Jean-Marc Vittori chroniquent notre livre et soulignent son actualité dans la campagne présidentielle. Respectivement: "La France, regrettent-ils, ne sait pas écouter les citoyens, les signaux du marché et le murmure du monde. » Ce serait une belle ambition pour 2017, afin d’éviter que les murmures ne se transforment en hurlements." "Kramarz et Tibi prônent en somme une concurrence saine dans un Etat sain .... La campagne des prochains mois risque hélas de ressembler davantage au bon vieil échange de diatribes anti-marché et d'assauts anti-action publique dans lequel s'enferme la France depuis des décennies. C'est la garantie de l'échec. "
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« En France, l’opposition obsédante entre l’Etat et le marché a mené à une impasse stratégique » Vincent Giret dans le Monde du 25 novembre

« En France, l’opposition obsédante entre l’Etat et le marché a mené à une impasse stratégique »

Vincent Giret  dans le Monde su 24 novembre

Avec un François Fillon héraut d’un libéralisme dogmatique et atemporel et un Emmanuel Macron résolument pragmatique face aux défis du moment, il est clair que le libéralisme n’est pas monolithique. 

Un confrère perspicace – Emmanuel Lechypre, de BFM-TV – a démasqué chez Emmanuel Macron une manie de « serial » préfacier : depuis la rentrée, l’ancien ministre de l’économie a signé de sa main l’introduction de trois essais politico-économiques.

Leur titre esquisse un début de programme : L’Etat en mode start-up, de Yann Algan et Thomas Cazenave (Eyrolles, 132 p., 17 euros), Réformez ! par le dialogue et la confiance, signé de l’ancien président de La Poste Jean-Paul Bailly (Descartes & Cie, 184 p., 15 euros), et Plus de marché pour plus d’Etat !, des économistes Francis Kramarz et Philippe Tibi (Eyrolles et RB editions, 196 p., 21 euros).

Ces trois ouvrages, différents dans leur style et leur approche, partagent une ambition commune : réinterroger le rôle de la puissance publique dans un monde en pleine mutation. Chacun à leur manière, les auteurs défendent l’idée d’un nouvel équilibre entre l’Etat et le marché, entre la loi et le contrat, entre la nécessité de la régulation et la puissance de la liberté. Et tous penchent pour davantage de liberté, davantage de marché.

Opposition obsédante entre l’Etat et le marché

La virulence des débats suscitée par le programme économique libéral de François Fillon montre combien ce thème électrique comptera dans la présidentielle de 2017. Avec un Fillon héraut d’un libéralisme dogmatique et atemporel et un Macron résolument pragmatique face aux défis du moment, il est enfin clair que le libéralisme n’est pas monolithique.

L’hypersensibilité française à...

Lire la chronique complète ici sur le site du Monde.



En France, il faut à la fois plus de marché et plus d'Etat Jean-Marc Vittori, dans Les Echos du 29 novembre

La victoire éclatante de François Fillon est parfois interprétée comme la preuve d'un basculement de la France contre son Etat. C'est une illusion. Il nous faut une autre grille de lecture sur les rôles de l'Etat et du marché.

Trop d'Etat ou pas assez d'action publique ? Limiter le marché ou renforcer son influence ? Ces questions sont essentielles. Elles se posent partout, aux Etats-Unis comme en Chine ou en...

Lire la chronique complète ici sur le site des Echos


Parmi les citations du livre relevées par Jean-Marc Vittori:


« Etat affaibli mais nécessaire. Marché puissant mais illégitime. Tels sont les termes d'une opposition qu'il nous faut dépasser. Notre analyse est que les finances publiques sont gravement déséquilibrées par ce que l'Etat s'épuise à engager des budgets colossaux pour simplement contrarier des équilibres de marché. Il refuse, par exemple, que l'emploi, le logement et l'épargne soient des marchés caractérisés par une offre et une demande. »


« L'Etat encombre l'économie avec des « faux » prix. En retour, l'économie fait supporter des surcoûts considérables à l'Etat. » Que faire alors ? « Demandons plutôt au marché de trouver des solutions et de les financer. Tout en restaurant l'autorité de l'Etat, ses objectifs régaliens, le primat de la loi. » Pas question de laisser le marché tout décider. La justice n'est pas de son ressort, il faut évidemment « corriger les situations sociales totalement inacceptables qui pourraient en résulter, grâce à l'impôt négatif, par exemple. »