09 Décembre 2016

Make Inflation Great Again

Les banques centrales occidentales tentent de stimuler l'inflation depuis le début de la crise financière. Avec des résultats réels, mais sans parvenir à modifier "l'ancrage" des anticipations. Bernanke , Yellen et Draghi en ont rêvé. Trump est-il en train de le faire ?
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L’économie était structurée depuis une trentaine années par le paradigme de la mondialisation libérale : primat de l’actionnaire et relatif effacement de l’Etat ; extension du domaine du marché et ouverture des frontières ; internationalisation des firmes et des chaînes de valeur ; baisse « séculaire » de l’inflation et des taux d’intérêt organisée par des banques centrales puissantes et indépendantes.

La crise de 2008 a fragilisé ce modèle. La dette et la fragilité des systèmes bancaires ont armé le piège de la déflation. Les banques centrales ont eu recours à des politiques ultra-hétérodoxes pour y échapper. Elles ont fonctionné puisque le « remake » de 1929 n’a pas eu lieu. Pour autant, malgré une baisse prononcée du chômage, la croissance est demeurée atone tandis que les taux d’intérêt plongeaient à des niveaux aberrants, un signe évident de perte de foi dans l’avenir.

Cette réalité expose les limites d’une politique strictement monétaire élaborée par des institutions non élues. La stimulation de l’économie a été délaissée par des gouvernements engagés vers la réduction des déficits publics de leurs pays, souvent au prix d’une augmentation de l’insécurité sociale.

Cette attitude est sévèrement jugée par les électorats. Le politique est sommé de reprendre la main, ou le « contrôle », y compris dans des foyers du libéralisme comme le Royaume-Uni et désormais les Etats-Unis. C’est pourquoi la relance économique remplace souvent la nécessité de la rigueur dans le discours politique, tout comme la nécessité d’augmenter les « protections » contre les produits ou les ressortissants étrangers.

L’augmentation de l’inflation est une conséquence de ces politiques. Elle est bienfaisante dans un premier temps car elle abaisse les taux d’intérêt réels. Elle pourrait cependant se heurter à moyen terme au mur d’une dette plus difficile à financer, sauf si elle s’accompagnait d’une accélération de la croissance.

Car la vraie solution de sortie de crise est bien le retour d’une croissance économique seulement gagée sur des gains de productivité et sur l’innovation.

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