13 Décembre 2016

Or noir, la fin d'un mythe ?

L'OPEP et une dizaine de pays, menés par la Russie, viennent de décider d'une réduction de la production pour soutenir les prix du pétrole. Accord durable ou chant du cygne d'une organisation dépassée par deux révolutions technologiques: les huiles de schiste et le véhicule électrique ?

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Le pétrole est le symbole de la civilisation industrielle. Il est aussi devenu un enjeu géopolitique et une ressource rare convoitée par toutes les puissances de la planète. La très populaire théorie du Peak oil prédisait son inéluctable extinction. Elle a été démentie par la révolution technologique du pétrole du schiste et la disponibilité de nouveaux et de vastes gisements.

Aujourd’hui la théorie dominante est au contraire celle d’un déclin de la demande à un horizon proche. Le pétrole ne profiterait pas de l’insatiable appétit énergétique des pays émergents. Une nouvelle révolution technologique permettrait en effet le succès mondial de la voiture électrique et la baisse de la consommation d’essence. En parallèle la nécessité écologique et économique du recyclage des plastiques ralentirait les besoins de la pétrochimie.

Soyons clairs, la fin de la dépendance au pétrole est la source de défis majeurs. Pour les pays producteurs qui n’auront pas su diversifier leur économie. Pour les compagnies pétrolières appelées à se redéployer dans le gaz et les énergies renouvelables. Pour un système financier très engagé dans l’économie du pétrole. Pour les régulateurs, qui devront éviter que l’énergie des voitures électriques ne provienne de centrales à charbon plus toxiques que le pétrole qu’elles remplacent. Pour la paix du monde enfin, car un choc sur les matières premières est toujours la matrice de violences.

Mais ces défis sont la contrepartie de très grandes opportunités. La disparition d’un important foyer de belligérance. Une répartition plus égalitaire de l’énergie dans le monde. Des métropoles plus « vertes ». Une économie circulaire efficace. La restitution durable de pouvoir d’achat aux consommateurs. Un pas dans la résolution de la crise du climat. Et last, but not least, la mise à disposition de l’économie des énormes capitaux auparavant engagés dans les projets pétroliers complexes.

L’impérium politique a historiquement disqualifié l’analyse strictement économique du marché du pétrole. Il continuera de dicter les conditions d’un déclin éventuel de l’or noir, pour le meilleur ou pour le pire.

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